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vendredi 5 septembre 2008

Incredible Happy meal by Mc Donald !!!

Mc do vient de sortir aux US une plateforme de jeux en ligne stupéfiante.

Elle comprend au moins une vingtaine de jeux, une dizaine de videos, une vingtaine d’applications éducatives, bref une véritable encyclopédie de monde virtuel.

En quelque sorte, Mc Do réalise une sorte de Lively ou Second Life à destination des 5-11 ans.

La puissance du dispositif est décuplée par la présence des marques partenaires (produits du happy meal, produits des licences Lego, Disney, Star Wars…).

Du travail d’orfèvre si on le considère d’un strict point de vue marketing et business.

Il en est évidemment tout autre chose dès que l’on se place d’un point de vue philosophique, et sans aller jusqu’à là, en considérant simplement l’European Pledge Agreement, dont il me semble que Mc Do est signataire, non ?.

Mais ne réflechissons pas trop. Cela vaut mieux.

jeudi 4 septembre 2008

Pour bien réussir son buzz....

Pour réussir un bon buzz produit, la plupart du temps on envoie un produit au blogueurs influents en espérant que ceux ci vont relayer l’info sous la forme d’une video du type « deballage du produuit » .

Pour surfer sur cette tendance, Samsung Omnia a eu la bonne idée d’imaginer un faux déballage produit. L’opération a vraiment cartonné grâce à une vidéo particulièrement réussie.

Mais pour cela, il faut savoir mettre les moyens…

mardi 2 septembre 2008

On mange (beaucoup) moins...

Un petit tour d’horizon sur l’actualité de la restauration.

Après une année 2007 en progression, le premier semestre 2008 montre un retournement de tendance. Les indices de fréquentation sont en baisse de façon globale et le TM n’arrive plus à tirer le CA vers le haut.

Les causes sont connues : recherche d’une alimentation moins chère, habitudes de consommation de moins en moins structurées, diminution des quantités et moins de repas consommés…

Dans une course vers la reconquête des parts de marché, et pour lutter face à la banalisation des concepts, les chaînes de restauration commerciales poursuivent leur différentiation.

Flunch, après avoir capitalisé pendant des années sur une alimentation équilibrée à tout jeté à la poubelle ou presque et se recentre sur le plaisir. Le positionnement précédent était sans doute trop dur à tenir et manquait un peu de fun.

Dommage toutefois que ces entreprises ne soient pas capables de tenir un cap, quelle que soit la pertinence du concept choisi…. Parfois, il vaut mieux se tromper avec conviction.

La Brioche Dorée en revanche s’engouffre dans la brêche. Il était grand temps que l’enseigne du groupe LeDuff s’approprie la tendance de l’équilibre (même si l’équilibre est un positionnement à nuancer, disons plutôt le bien manger pour éviter toute interprétation).

Mc Do avait donné le ton en essayant, illégitimement mais avec toute l’arrogance d’une entreprise multinationale leader, de tracer une route vers des bénéfices nutritionnels peu crédibles.

De loin, nous préférons la démarche de Quick qui persiste avec plus ou moins de bonheur à cultiver la différence par le goût en utilisant quelques stars (Omar et Fred, Cauet, Michalak et Anelka, etc….).

Egalement intéressante, la voie prise par KFC qui, fort de plus de 50 restaurants en France, a eu la bonne idée de capitaliser sur la femme et sur la tendance sociétale de l’individuation.

KFC est très actuel dans ses approches marketing (on remarquera la pâte de son directeur du marketing Christophe Poirier) avec un site mère très fluide, sans trop de texte, mais s’appuyant sur une navigation à base d’images et un site événementiel, jesuiscommeca.com, qui joue précisément de cette recherche très actuelle de l’auto-référence du Moi Freudien…

Plutôt bien vu même si le site est particulièrement pauvre.

Mais bon, c’est un bon moyen d’occuper la toile.

Et bien sûr, en toile de fond, toute cette tendance mainstream du « café » à la Starbucks et du Casual food à la Cojean.

lundi 1 septembre 2008

Yo, the battle...

SFR lance une bataille de vannes en ligne à l'occasion du lancement de son offre « tout illimité » pour entamer le pugilat de la rentrée en téléphonie mobile.

Le principe est simple et bien étudié.

Il s’appuie sur la technique du micro-blogging, très en vogue actuellement.

Il suffit, pour s’en rendre compte, de voir les performances de Twitter et de prendre conscience de l’extrême fluidité de l’utilisation de tels outils.

En gros, vous postez vos vannes et la mécanique vous octroie des points en fonction des votes que vous obtenez, des parainnages dont vous êtes à l’origine, etc… A la clé, la participation à une grande finale sur MTV le 30 Septembre.

C’est très bien foutu en matière de mécanique, mais dieu que c’est « relou » !!!!

Les vannes sont éculées, les fakes sont ringuards à souhaits et ne font même pas rire. Franchement on a vu plus drôle et surtout plus fin.

SFR nous avait habitué à mieux avec Têtes à claques par exemple, qui en terme d’humour, plaçait tout de même la barre un peu plus haut.

jeudi 28 août 2008

Versac, medecin malgré lui...

Versac arrête son blog.

Pour savoir pourquoi et lire les analyses sur le sujet, voir Versac et Pisani.

Je ne reviendrai pas sur ces raisons.

Mon sentiment oscille à ce sujet entre le sentiment d’assister à un caprice de diva et l’éclosion d’une vague conscience, un truc aussi improbable que surprenant.

Improbable car je ne connais pas de blogueur ayant un recul suffisant par rapport à leur activité pour en faire une analyse pertinente sur le plan de la psychanalyse.

Versac surprend car, par son acte, il jette les principes d’une déprolétarisation de son activité, une déprolétarisation de son être lui-même.

Bien entendu, il n’en a pas conscience.

Les plus grandes avancées ont souvent été l’œuvre d’individus qui n’avaient pas conscience de ce qu’ils entamaient.

Versac se déprolétarise car il ne veut plus conditionner sa production à une vente ou à une destination fortuite et involontaire, prisonnier de son succès. Inconsciemment, sa production blogistique était en train de l’aliéner. Progressivement, son savoir se transférait à la machine. Du coup, il perdait son statut d’amateur. Et il n’y a de producteurs de pensées que parce qu’elles sont produites par des amateurs. Le professionnalisme menace la blogosphère.

L’investissement par les industries de programmes et les marques risque de détruire cet espace ou, pour la première fois, les individus se déprolétarisent. C’est à dire qu’il deviennent tour à tour producteurs et consommateurs. Producteurs de contenu et consommateur de contenu.

Ce qu’il faut avoir à l’esprit, c’est que nous sommes aujourd’hui (presque) tous des prolétaires. Nous sommes tous des prolétaires, du simple ouvrier au top management car nous ne voyons pas la finalité de notre travail au delà de subvenir à notre propre subsistance. Cette finalité est même devenue consubstantielle à la notion même du travail. Ce constat à été mis en valeur par Patochka.

J’invite donc tous les blogeurs à continuer leur travail plus que jamais car celui-ci est garant de leur liberté.

Mieux, sur un plan philosophique ils procèdent à leurs propres individuations.

Ils créent un univers associé.

Un univers où règne le dialogisme (en tout cas ou il devrait régner- le unfollow n’a pas de sens). Un univers où ils accèdent au plan des « consistances », plan mis en valeur par les philosophes Simondon et Bernard Stiegler, même si, bien sûr, ils n’en ont pas conscience.

Versac a 1000 fois raison sur le constat, mais il a bien évidemment tort sur la nature de l’action à mettre en place.

vendredi 22 août 2008

Promotions de rentrée

Elles arrivent, les promotions de rentrée.

Tout d’un coup, les boites aux lettres se remplissent de dépliants, catalogues, leaflet en tous genre…

j’ai vidée la mienne hier. Par souci professionnel, j’ai jeté un coup d’œil aux nouvelles communications des distributeurs alimentaires ou non-al.

Vous savez quoi ? Rien de bien nouveau sous le soleil !!!

C’est même un peu déprimant. Créativement, tant au niveau des innovations en termes de mécaniques promos que sur la DA pure, tout cela est triste, sans âme et surtout déjà vu des millions de fois. Jugeons plutôt.

Conforama : Une thématiques sur les idées neuves…Il y a 15 ans, chez Prisunic, je le faisais déjà !!! En plus, la DA est cheapouille à souhaits.

Auchan : Une rentrée moins chère avec un Bogo. Ça aussi ça sent le renfermé et on nous repasse les plats. On voit aussi que le contexte législatif n’a rien fait évolué et que les NIP (Nouveaux instruments promotionnels) continus d’être utilisés et n’ont plus rien de « nouveaux ».

ED : Là encore, mise en avant des petits prix. Mais au moins, ils jouent leur rôle de discounteur, c’est toujours ça. Ils se sont fourvoyé pendant plusieurs années avec l’agence La Vie Est Belle et leur tentative de vendre du «bien manger ». C’est un retour aux sources salvateur et nécessaire.

Carrefour : Petits prix et BOGO…. Super original !!!!

Franprix : Les bons prix……

Etc, etc….

Globalement, un paysage sans créativité.

Pourtant, il est urgent de recréer le désir. On sent dans ce tour d’horizon que la source est tarie.

Il règne comme une absence de libido, tant celle-ci a été remplacée par la pulsion.

Mais comme on a trop tiré sur la corde, il n’y a plus aujourd’hui de levier pour activer la réaction des consommateurs.

jeudi 21 août 2008

Carrefour tousse, trébuche et se noit...

Ça bouge chez Carrefour.

L’arrivée en force de Colony et de Bernard Arnault dans le capital (13,55%) remue un peu de l’intérieur.

Jose Luis Duran est au plus mal.

La gouvernance semble s’orienter vers le modèle qui présidait du temps de Daniel Bernard. Amaury de Seze est nommé comme président du conseil d’administration.

En terme de gestion, l’ambiance serait plutôt à la réalisation des actifs. On parle de ventes de pans entiers du côté de l’international (Chine ?).

J’ai même entendu dire d’une source autorisée que Ed serait démantelé par appartement. Les bras m’en tombent. Pourtant, les pertes de CA enregistrées au cours de ce dernier trimestre sont imputables à l’augmentation des carburants (+18% sur 1 an), l’augmentation des prix de l’agro-alimentaire (+6%) est donc la réorientation des achats vers les concepts de proximité. Et donc le Hard Discount.

Ce désengagement d’un secteur promis à un bel avenir montre bien que la logique de gouvernance devient financière avec une volonté de réalisation de plus-value à court terme.

Nous sommes très loin de l’esprit commerçant des pionniers, qui, il n’y a pas encore si longtemps, à Annecy, Landernau et St Geneviève des Bois, annonçaient l’émergence d’un nouveau modèle qui allait révolutionner le commerce.

Une page se tourne.

Une de plus.

mercredi 20 août 2008

Petite histoire de la publicité sur Internet

Excellent article sur Le journal du net reprenant l’historique de la publicité sur Internet.

On peut se rendre compte de la vitesse de progression de ce nouveau média. Tout cela s’est fait en un peu plus de 10 ans.

Quelques dates repères :

1994-1995 : Le taux de clic sur les premières bannières se situe entre 10 et 40%... En gif !!!

1996 : Le flash arrive.

1997 : Premier interstitiel… Le taux de clic des bannières tombe à 1%.

1998 : Le taux de clic à 0,5%. C’est l’année du début de la vidéo.

2000 : C’est l’année du haut débit. Le taux de clic continue de baisser (0,1%). Les expand, les Skyscraper, les pop up arrivent.

2002 : La bulle explose.

2003 : Arrivée du Rich Media et de Second Life.

2005 : L’année de la prise du pouvoir par les internautes.

2006 : Les premiers sites dédiés événementiels (Leroy Merlin et Leclerc, avec Carré de Ciel !!!)

2007/2008 : Le Keying, les vidéo virales, l’explosion des interfaces riches…

mardi 19 août 2008

Nokia Non Stop Living

Voici un site qui, me semble-t-il, exploite à merveille et de façon simple et didactique, le potentiel du Rich Media.

Le menu est attractif, même si le système de la planète est vu et revu (Motorola, Get the Glass, etc…), et, en tous cas, extrêmement clair.

Pour chaque type de produit, une mise en perspective opérationnelle au travers de vidéos bien foutues et une démonstration produit grâce à un keying un peu décalé (j’adore l’actrice !!!) mais redoutablement efficace.

Bref, un univers conçu pour le produit, de façon très rationnelle. Un petit manque d’émotion est toutefois à regretter. Tout cela irradie un peu trop la froideur technologique et robotise un peu les esprits…

samedi 16 août 2008

Mindwashing plutôt que Greenwashing

Il y a encore beaucoup de travail à faire sur la communication des entreprises exploitant les énergies fossiles.

Le problème, c’est souvent la mauvaise fois qui accompagne leurs prises de positions, et plus encore, leur volonté de faire reculer l’inéluctable.

Le cas de Chevron est assez stupéfiant.

J’ai trouvé ces informations sur le blog de françois.

Voici une firme qui, forte d’un ensemble de pratiques douteuses (plus que douteuses puisque criminelles semble-t-il), se permet aujourd’hui de sortir un advergame qui s’appelle EnergyVille, du genre SimCity.

C’est en fait purement et simplement la même firme qui, pour permettre un monopole de la production d’essence, était amenée à démanteler les réseaux de transports publics ou encore de racheter des start-up promouvant des énergies alternatives pour mieux les détruire, c’est la même firme qui nous fait la morale sur la base d’un jeu sur fond de greenwashing.

Les entreprises œuvrant dans la production d’énergie semblent recourir à ce type de manipulations de façon assez courante.

Nous pouvons le constater au travers de cette publicité d’Areva, dont vous avez le commentaire du BVP juste en dessous.

En lieu et place du Greenwashing, la publicité n’aurait-elle pas plutôt besoin d’un Mindwashing ?

mercredi 13 août 2008

Social Media vs Web Marketing

Dans les plans d’investissement que je suis amené à recommander à mes clients, il y a des éléments quantifiables, et d’autres qui le sont beaucoup moins.

Autant l’univers du web marketing est aujourd’hui maîtrisable, tant dans l’e-pub que dans l’affiliation en passant par les e-mailings (des chiffres de ROI dans ces domaines, vous en trouvez à peu près partout), autant l’univers des social media reste encore inconnu et peu exploité. Il est probable qu’il y ait une relation de cause à effet.

Et que si les annonceurs sont de moins en moins enclins à investir dans ce domaine, c’est probablement à cause de l’absence de perspective de rentabilité.

Et pourtant, c’est probablement dans cet univers, au sein même de l’écosystème des sites, pour reprendre une expression de Jean-Baptiste Plantin, que la rentabilité est la meilleure, et de loin !

Je souhaiterais, pour vous en convaincre, vous citer un extrait d’un post de Thierry Spencer.

Je crois que cela se passe de tout autre commentaire.

Je cite :

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"

mardi 12 août 2008

Des futurs bénéfices pour la Caisse d'Epargne

Cette fois, c’est au tour de la Caisse d’Epargne de se lancer dans le questionnement collaboratif.

Fortement inspirée par les initiatives de Starbuck, Cisco, Dell, Credit Mutuel, etc… la banque nous gratifie d’un site « bénéfices futurs » qui permet à l’internaute, sur un modèle désormais devenu classique, de proposer des idées (en rapport avec l’activité bancaire), de voter pour les meilleures idées et d’obtenir un avis de la banque sur les propositions qu’il a bien voulu formuler.

C’est totalement et intégralement pompé sur les illustres prédécesseurs, mais en dépit de cette remarque, je trouve, une nouvelle fois, que cette attitude offre deux grandes vertus :

- Elle ne manque pas de panache : beaucoup d’entreprises sont encore dans l’angoisse de lire les propos d’un internaute « mécontent », terrorisées à l’idée que la critique pourrait se répandre comme une traînée de poudre. Le roi serait-il nu ?

- Elle démontre ensuite la prise de conscience du pouvoir du web et de la crédibilité de ce média par rapport à l’ensemble des autres médias.

Bien joué.

jeudi 7 août 2008

La figure du nouveau consommateur

Depuis quelques temps, nous sommes incontestablement rentrés dans une nouvelle phase de l’être-consommateur. Des modifications profondes apparues tendanciellement dans les années 20, puis plus patentes après la guerre de 1945, donnent aujourd’hui leurs premiers effets. Dans les salles des psychanalystes, les névroses ne sont plus de la même nature. Elles ont évolué en prenant la forme de nouvelles psychopathologies.

Pour faire de la publicité en ce début de XXI ème siècle, il est plutôt bon de comprendre ce qui a pu se passer.

Deux mutations profondes ont eu lieu. La fin du transcendentalisme Kantien, et l’évolution du sujet névrotique Freudien.

1) La fin du transcendentalisme Kantien :

De tout temps, l’organologie générale n’a eu cesse que de s’articuler autour de la figure de l’Autre. Parfois Dieu, parfois multi-Autre (polythéisme), parfois Race, etc… Plus nous avancions dans le temps plus la gnose de l’Autre devenait possible, ou en d’autres termes, plus la figure de l’Autre devenait familière.

Le sujet critique de Kant pose que l’Autre est devenu multiple (au XIX ème siècle) et finalement assez proche du Sujet, c’est-à-dire, visualisable, concevable.

Sa proximité l’a dissolu dans l’Etre, et finalement, peu à peu, le référent a disparu et s’est résolu séculièrement. Le système transcendental Kantien a disparu et avec lui, quelque part, le sens de la morale, fut-elle religieuse ou républicaine…

2) L’évolution du sujet névrotique Freudien :

De la même façon, Freud nous offre une deuxième lecture du phénomène qui conforte la première constatation. La psychanalyse, et c’est tout l’apport de Freud, a fini par isoler le complexe d’Œdipe comme principe structurant.

L’homme est névrosé parce que le père a dit NON à l’enfant désirant le corps maternel. Le N-O-N du père, assimilable d’ailleurs au « nom du père » N-O-M dans la figure religieuse de l’Autre, va conditionner le sens moral et aussi créer la frustration, le refoulement et la névrose.

Le non parternel au cours de la deuxième moitié du XX ème siècle a été remplacé par la figure de la mère archaïque dont la vocation consiste à pourvoir au désir de ses enfants. Rien ne peut leur être refusé. Du coup, les désirs ont été transformé en pulsion et l’économie libidinale, base de la croissance, a disparu, marquant la fin du système dans lequel nous vivons.

C’est dans ce contexte, sans transcendentalisme, sans morale, et dominé par la figure de la mère archaïque (au sens Freudien) que les comportements et courants de consommation prennent corps aujourd’hui.

Allez, je vous souhaite un bon planning stratégique…

mardi 5 août 2008

L'école, vue par Jacques Seguela.

"Les campagnes de dentifrice ont évité plus de caries que les cours obligatoires d’hygiène. Elles devraient être remboursé par la sécurité sociale » Jacques Séguéla''

C’est quand même incroyable qu’un des publicitaires ayant été à la tête d’un des réseaux d’agences leader puisse être à ce point dénué de tout sens civique. Monsieur Séguéla, et avec lui tous ceux qui pensent que la bataille de l’intelligence se gagnera en asservissant les faibles et en contrôlant les âmes (Il n’a pas dû lire Foucault, ni même Georges Sorros, qui pourtant appartient au même monde que lui, s’il l’avait fait il aurait vu que l’on peut être riche, puissant, et se poser quelques questions fondamentales), Monsieur Séguéla, disais-je, nous n’avons pas la même éthique de la publicité.

Contrairement à vous, nous essayons de la pratiquer dans une optique long-termiste… Durable en quelque sorte. (Et je modère mes propos tant l’avenir de la publicité me semble extrêmement incertain et le vocable durable inapproprié).

En tous cas, nous respectons la loi, les avis du BVP, et nous sommes pour un encadrement du champ de la communication, en ce qui concerne les enfants, bien sûr, mais aussi de nombreux autres sujets (cf l’affaire Beacon).

A ce titre, je rappelle que depuis 1936, la publicité était interdite à l’école.

Pourtant, depuis une circulaire du 28 Mars 2001, passée presque inaperçue, une brèche existe : « les établissement scolaires sont libres de s’associer à une action de partenariat, et lorsque une entreprise fournit des documents pédagogiques aux élèves, elle pourra faire apparaître discrètement sa marque ».

Le champs est donc désormais libre. Un rapide tour d’horizon nous dévoile que les marques peuvent être présentes :

- Sur les habillements et les fournitures scolaires

- Au travers des supports pédagogiques des enseignants

- Citées dans certains manuels

- Dans des actions de partenariats avec les IEN

- Sur des affiches dans les établissements

Je résiste à l’idée de vous faire un petit cours de philo sur la nature néotène de l’être à sa naissance et sur les ravages que les industries de programme sont en train d’opérer sur les cerveaux humains ainsi que sur le phénomène du « deep attention disorder » observé au États-Unis. Tout cela serait beaucoup trop long sur ce post.

Je noterai simplement avec surprise que le 11 Décembre, 11 leaders du secteur de l’agroalimentaire ont signé un accord européen, « l’European Union Pledge », par lequel ils s’engagent à ne plus diffuser de publicités en télévision, presse écrite ET SUR LE WEB (!!!) auprès des enfants de moins de 12 ans.

Parmi ces annonceurs, on trouve Danone (pourquoi, dans ce cas existe-t-il toujours un site Pépito et un partenariat entre Tfou et Prince de Lu sur Internet ?), Ferrero, Coca, Kellogg’s, Mars, Unilever…

Et, bonne surprise, ces marques ne communiqueront plus à partir de Janvier 2009 dans les écoles primaires.

Ceci constitue un brillant exercice d’autorégulation et saluons-le. Il n’y avait qu’un publicitaire comme Séguéla qui pouvait nager à contre courant et prétendre encore que la communication directe sur les enfants était salutaire.

Pardonnons-lui, autre temps, autres mœurs.

lundi 4 août 2008

Kanabeach, surfs up in Brittany!

Kanabeach, société dont le siège social est resté près du lieu de sa création, c’est-à-dire dans la région Brestoise, vient d’ouvrir son nouveau magasin à Brest en haut de la rue de Siam.

Je trouve qu’ils ont vraiment réussi leur coup en capitalisant sur un univers vraiment à eux qui combine streetwear et surf. Pour ceux qui ne verraient d’ailleurs du surf que sur la côte basque, je leur suggèrerais de venir faire un tour du côté de la pointe de la Bretagne, ils seraient surpris. Non, d’ailleurs, ne venez pas voir, il y a déjà assez de monde sur les différents spots !!!

Kanabeach atteint dans ce point de vente une harmonie assez particulière. Il est difficile d’y parler de branchitude, tant tout est accessible, quasi – familial avec un accueil comme jamais je n’en avais vu auparavant dans un magasin de fringues. Voilà un point de vente pour Thierry Spencer dans Le Sens du client !!!! Chez Kanabeach, le leur est particulièrement développé. Le pire c’est que ce sens du client est tout à fait naturel, spontané, pas markété pour un sous…

Le surf est revendiqué avec un espace planche remarquable de clarté. Le taux d’occupation au sol est particulièrement faible, comme il se doit. La partie textile se fait pour la plupart en mural, ce qui donne une vraie profondeur au point de vente.

Pour les fringues, j’ai du mal à juger… C’est probablement un peu cheapouille et assez cher pour ce que c’est…

Mais bon, tu seras pardonné.