// Le blog de Carre de Ciel

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lundi 8 juin 2009

Twitterific

Listening a Evan Williams conference reminds me my last nap. It’s really boring. He has got a zero on the charismatic scale. If you compare to Seth, it’s a pity. Nevertheless, the most interesting part is the quick introduction when he speaks about the way he has launched Twitter. I wonder about he story of the « side project » wich turns into a succesful adventure. Could that be a « crisis opportunity » ? (wink) I have to think about it.

mardi 26 mai 2009

Seth has lost his track



This is a video from Seth Godin at TED.
People are impressed by the way he speaks. It’s true that his conference is well prepared.
Nevertheless, the content is not new. And sometimes, not very specific.
For instance, nothing has been said about the link betwen what he calls the Ford period and the « hypnotic » TV…
Actually there is a strong link. Do you remember Edward Bernays ? I have mentionned his name quite a lot of time ! Hoover, Ford and Bernays are the founders of a new art of making advertising. In order to push messages they decided to use entertainment. They came up with a new idea : Hollywood would be the foundation of the new american dream and would drive consumption.
Television is the daughter of Hollywood and Television is the mother of internet. Tomorrow, TV and internet will create a unique channel broadcasting the « spirit » of the brands. And internet will turn into a ….massive media, destroying tribes marketing… Is that what we want ?
Seth Godin never mentions that. Is he blind ? Wich partition does he play ? On wich side is he ? Is he intending to protect consumers or is he inventing a new model, pushing messages by using the bottom up illusion ?

dimanche 24 mai 2009

Sipan Island, Croatia

If by any chance you are about to book a flight to Croatia, don't forget to plan a quick stop to Sipan Island and book for a lunch at Kod Marka restaurant...

You will enjoy one of the most beautiful view a restaurant can have. It's a restful place, very quiet, very charming. And the seafood is excellent. Don't miss it.

mercredi 20 mai 2009

Bryan's universe

Bryan is a painter. A brillant painter.

He also tried to teach me english, but his result as a painter can’t be compared to his result as a teacher… :-)

I love his paintings. I have always thought that is willingness was to describe a kind of christian search… May be it is his own quest.

That got me thinking that he has got the support of Marisa Bruni, who has helped him finding exhibitions in Italy. That ‘s indicate that the mother of the French first lady has got somme taste in arts…Of course what i say is ironic because she is a great artist, too….She was a classical music singer.

Anyway, just have a look, Bryan ‘s paintings are sometimes frightening but always amazing…

mardi 19 mai 2009

Have a fag ?

The wonderful history of Camel’s ads…This way.

You will discover that John Wayne was addicted, that joe was removed from ads because it was cartoonish, that Popeye liked his tobacco fresh, and, eventually, that smoking makes you healthy !!! Times have changed.

Enjoy the mild and mellow flavor of this complete story….

lundi 18 mai 2009

Chiffres d'Avril

La crise est là, bien dense, avec peu de signes d'amélioration à court terme. La bourse semble (légérement) anticiper une reprise qui, du point de vue des chiffres, ne se voit pas du tout.

Merci à nos amis de l'IFLS pour cette info.

jeudi 14 mai 2009

L'homme au coeur de porc

La femme de l’homme au cœur de porc est un objet de satisfaction physiologique et ses enfants le moyen d'asseoir sa domination, celle dont il est privée, à l'extérieur du foyer.

Et son chien, vous l'avez vu avec son chien! Il le bat. Il lui parle, aussi. Il s'imagine que les phonèmes articulés sont compréhensibles pour l'animal dans une sorte de grammatisation spontanée. Il le domine.

L’homme au cœur de porc vit dans et par la pulsion. Il cherche à exister alors qu'il est dans la subsistance. Quand il consomme, il est victime d'une infatuation subjective. Ses achats sont compulsifs. Il remplace un produit par un produit identique, croyant que le renouvellement de l'usage va créer une valeur ajoutée illusoire. Désolé, une voiture ne sera toujours qu'un tas de tôles mû par un moteur à explosion...Son remplacement par un autre modèle ne le changera pas, lui, l’homme au cœur de porc. Au contraire, il y perdera son âme.

Car l'homme au coeur de porc de s'aime pas. Il ne s'estime pas. Il n'aime pas les autres non plus d'ailleurs. Il n'en prend pas soin. D'ailleurs, changer de voiture aussi souvent, cela est-il une preuve d'attention (dans attention, il y a attente, désir, amour...)?

Il passe la plupart de son temps libre devant la télé, TF1, M6...Il y passe 64 milliards d'heure par an...Au boulot, il en passe à peine la moitié. Il n'est plus capable d'interactivité. Il reçoit un message, passif.

Dans les années 20, les penseurs du système économique américain avaient affirmé, au moment même ou Ford inventait le consumerisme, que l'inudstrie Hollywoodienne devait être l'industrie de base, l'industrie qui allait soutenir l'ensemble des autres industries. "Vous allez acheter ce dont vous rêvez, vous allez rêver de ce que vous voyez dans les films". Tout succès d'une industrie quelle qu'elle soit passe par le développement initial d'une politique culturelle. Comme le dit François Fillion, il faut se livrer à la bataille de l'intelligence. L'enjeu de demain se pose bien au niveau de la connaissance, de la culture et de l'éducation. Les américains l'ont compris bien avant nous.

L'home au coeur de porc ne pense plus. Aveuglement, il suit le mot d'ordre ironique de Dany-Robert Dufour " Ne pensez plus, dépensez..." Bernard Stiegler commentait récemment un crime atroce et citait le juge en charge du procès qui déclarait qu'il n'avait jamais vu des meurtriers au niveau de pensée à ce point proche de zéro.

De nombreuses personnes ont reproché à Annah Arendt sa critique de l'holocauste. Face à cet acte sans signification, l'extermination n'avait pas de sens, elle disait que la seule explication était l'absence de pensée. Il est fort probable que c'est elle qui avait raison.

L'homme au coeur de porc ne pense pas. Il est. Il n'a pas accès au deuxième niveau, le niveau de l'existence, car il reste cantonné au niveau de la subsistance. Le niveau de l'existence est celui du désir. Le niveau de la consistance, théorisé par Bernard Stiegler, est celui de l'inculcabilité. En revanche, l'homme au coeur de porc est très calculable. Cette calculabilité, c'est le travail quotidien des hommes de marketing. Quand le Surmoi n'existe pas, quand le Moi n'est pas suffisamment fort pour contrer le ça, la publicité devient la science la plus simple du monde. Les attitudes et les comportements deviennent calculables, quantifiables.

L’homme au cœur de porc trouve son bonheur dans la satisfaction de ses pulsions.

Parfois, il trouve que quelque chose ne tourne plus rond. Quand il a vu Matrix (Hollywood, pour la première fois, disait la vérité) il s’en est trouvé un peu interloqué. Mais, ironie du sort, il s’est ressaisi très vite en se disant, qu’après tout, ce n’était que du cinéma !

L’homme au cœur de porc souffre parfois de mélancolie. Comme dit Miossec, la mélancolie est communiste, tout le monde y a droit de temps en temps.

L’homme au cœur de porc est un peu démotivé dans son travail et tout le monde, y compris lui même, se demande pourquoi.

Il lui arrive même de n’avoir plus envie de consommer.

L’homme au cœur de porc à le même cœur qu’un porc. L’homme au cœur de porc n’a qu’un coeur pour subsister. On le lui a greffé.

Et il ne le sait pas

mercredi 13 mai 2009

Il faut se forcer un peu, mon ami...

Il m'est parfois un peu reproché d'écrire de façon complexe, d'employer des termes technico-philosophiques.....A lire l'excellent article de Christian Fauré que je me permets de reprendre ci dessous in extenso, ces reproches me font rigoler...Car la vulgarisation dont je fais preuve me met à des années lumières de la réelle complexité, complexité salvatrice pour l'esprit selon Christian, avis que je partage à 150 %....

je cite : '' Ayant commencé la lecture de l’Économie libidinale de Jean François Lyotard, je suis confronté à un texte particulièrement exigeant.

Ce genre de lecture me rappelle qu’il est possible de lire sans comprendre. On comprend bien les mots, mais on ne sait pas où l’on va : la richesse sémantique des propos, la force des non-dits et l’érudition des références nous dépasse.''

Pourtant, on ne se laisse pas décourager, on peut même arriver à y prendre un certain plaisir si tant est qu’à un certain moment cette patience du lecteur qui accepte d’avancer dans le brouillard se trouve récompensée avec l’apparition d’une éclaircie ou l’événement d’un éclair de compréhension. D’ailleurs, je crois beaucoup a cet aspect quantique de la compréhension, où les choses de dénouent en un déclic et l’on en oublierait presque l’importance des efforts qui ont été faits : arrivé en haut de la montagne on oublie tous les efforts de la montée pour profiter pleinement de cet instant.

Durant ces phases de lecture où la compréhension est à la traîne, on fait comme on peut, on fait avec les moyens du bord. Des mots ou des concepts non sont pas compris ? On les remplace avec ceux dont on dispose, ceux que l’on connaît et que l’on sait manipuler. On fait des hypothèses et des essais de substitution comme lorsque que l’on teste les pièces d’un puzzle. Chemin faisant on se rend compte que certaines substitutions qui avait été faites ne fonctionnent plus, qu’elles deviennent bancales, alors on les corrige, on se corrige soi-même et l’on fait évoluer ses propres représentations.

Il y a une analogie avec la situation ou l’on doit faire une recette sans avoir tous les ingrédients requis: on procède alors a des remplacements et à des substitutions pour malgré tout essayer d’arriver à obtenir quelque chose qui se tienne, qui ait du goût.

Ces livres que l’on ne comprend pas lors de la première lecture sont parfois importants. Il y a toujours eu, dans mon expérience de lecteur, des livres incompris. Pas des livres avec lesquels je ne suis pas d’accord, non, des livres où l’on en vient à se demander si l’auteur parle la même langue que nous, a appris la même grammaire et les mêmes principes de rhétorique que nous, a le même arrière-fond culturel que nous.

Souvent, ces livres marquent. Leur lecture s’apparente à un véritable siège de place forte. On tourne autour, on mène des assauts répétés en essayant différentes embrasures dans le corps du texte. Chez moi, ces livres ont tous été marqués physiquement, que ce soit pour avoir été jeté de rage contre les murs tant ils restaient hermétiques ou parce qu’ils ont été souligné et griffonné presque à chaque phrase. Ces livres portent les stigmates des traitement qu’ils ont subi en reflet de la torture psychologique qu’ils ont provoqué en moi.''

lundi 11 mai 2009

Suburban views

Les banlieues vont mourir, ça n’est qu’une question d’années.

Tout le monde le pressent, personne ne l’admet, tant les différents intérêts économiques sont en jeu.

Voici un florilège d’artistes qui nous parle de la banlieue. De sa folie destructrice. De sa capacité à produire de la solitude, des drames et du suicide, nous renvoyant à notre statut d’orphelin du XXI ème siècle, où la figure du père est absente, comme celle du Dieu protecteur. Quant à l’état, il y a bien longtemps qu’il n’a plus rien de providentiel.

Il y a du Hooper dans ces artistes. Il y de la consistance, de l’épaisseur, de l’émotion. Et de l’angoisse aussi.

Il y a Hubert Blanz avec qui le paradis automobile devient un enfer graphique, Gregory Crewdson et ses ambiances mi-nocturne, Amy Bennet et ses banlieues Playmobile, Wafa Hourami et ses visions d'un Ramallah carcéral...

Merci à François de nous les avoir fait découvrir.

Hubert Blanz

Gregory Crewdson

Ammy Bennet

Wafa Hourani

samedi 9 mai 2009

Ozawa - Dutilleux , Amnesty International convoque la grande émotion

Mercredi dernier, j’étais de gala pour la grande soirée organisée par Amnesty International au théatre des Champs-Elysées….

On y a vu des huiles (en vrac Roselyne Bachelot, Roland Dumas, Patrice de Carolis, Julie Depardieu, JC de Castelbajac, Carole Bouquet…) mais surtout du talent et c’est pour cela que j’ai souhaité faire ce post qui n’a rien à voir avec notre métier (à part pour rappeler que Carré de Ciel dans ses diverses actions soutient Amnesty International, et c’est d’ailleurs pour cela que j’ai eu la chance d’être invité à cet événement).

Le talent c’est Seiji Ozawa qui dirigeait l’Orchestre national de France. Mais c’est aussi celui de Dutilleux, qui fut joué entre Ravel et Berlioz. Et Dutilleux nous a fait l’honneur d’être physiquement présent.

Henri Dutilleux

Moment d’émotion extrême quand Ozawa, pour lui rendre hommage, lui a demandé de venir sur scène. Enfin c’est un bien grand mot, sur scène, car ce grand monsieur doit avoir une bonne centaine d’année, et , du coup, l’accès à la scène devient particulièrement pénible.

Bref, un moment exquis de musique française (surtout Ravel et Dutilleux, Berlioz faisant un peu pompier par rapport aux deux premiers) et dirigé par un grand maître.

C’est pas tous les jours que l’on peut assister à cela !!!

jeudi 7 mai 2009

Lettre de soutien à Jérôme Bourreau

Monsieur,

Je m’exprime ici à titre personnel et non pas en tant que responsable de l’agence dont ce blog porte le nom. Je tenais à vous faire part, si par le plus grand des hasards vous étiez amené à lire ce post, de mon modeste mais néanmoins total soutien dans l’affaire qui vous oppose à TF1. (Voir réactions).

Nous vivons en effet une époque formidable où l’on s’aperçoit, en dépit de déclarations main sur le cœur tenant à nous faire croire que le régime actuel est une démocratie, qu’il n’y a plus de liberté d’expression, qu’il y a purement et simplement discrimination, en l’espèce, et que donc, si vous ne vous positionnez pas politiquement comme le patron de votre entreprise (et ici l’avis du patron c’est celui du gouvernement) vous risquez un licenciement.

Je ne reviendrai pas sur la chronologie surréaliste de cette affaire, que vous pouvez découvrir par ici, tant l’attitude de Françoise de Panafieu et de son cabinet est désarmante de naïveté, (comment pourrait on croire une seconde que cela n’a pas été fait à dessin !!!), tant la collusion affairiste UMP-Bouygues s’étale désormais au grand jour….Et tout cela dans un contexte où, au terme d'un vote à une large majorité, le Parlement européen a confirmé mercredi 6 mai son opposition à la politique de lutte contre le téléchargement illégal de la France (News Letter Stratégie de ce matin)…Au moment même où Pierre Kosciusko-Morizet, particulièrement bien placé, déclare dans Libération de ce matin que « la loi création et internet ne fonctionnera pas car elle est mal pensée…Pour tourner la loi, il suffit de faire du streaming ou de télécharger sur un site étranger… »

Bref, l’histoire, monsieur, arrive à un moment clé, à un moment où la réalité contredit les déclarations d’intentions, à un moment où la sagesse des foules s’exprime dans les rues, à un moment où l’alchimie des multitudes (pour reprendre le titre du livre de Pisani) finit par révéler à un peuple endormi par la douce musique du capitalisme pulsionnel de STIEGLER, où pas plus tard qu’en 2005, des manifestations violentes revendiquaient le droit de croquer une part de gâteau, légitimant de fait la justesse et la pertinence du système, finit par révêler à un peuple, disais-je, que le roi est nu.

Votre histoire, monsieur, n’est pas ordinaire.

Votre histoire, monsieur, n’est pas anodine.

Votre histoire marque d’ailleurs la fin d’une histoire et avec elle, s’envolent les rêves de liberté, d’égalité et de fraternité.

Votre seul tort aura été d’être passionné d’internet , tout comme la grande majorité des professionnels du secteur qui ne manqueront pas de réagir sur leurs blogs respectifs, du moins je l’espère, à l’ineptie de cette décision, qui cache une pandémie systémique, face à laquelle, en d’autre temps j’aurais simplement déclaré qu’il convennait d’être vigilant, mais qui aujourd’hui prend une tout autre dimension, bien plus dangereuse dans un contexte de récession éconimique, face à laquelle la mobilisation doit s’habiller d’hostilité.

Recevez monsieur, l’assurance de toute mon admiration pour le courage dont vous avez fait preuve, et de ma considération, également, pour le nouveau magnifique site de TF1 que vous avez eu le temps de nous livrer.

mardi 5 mai 2009

Lacoste voit rouge

Retour sur le site Lacoste Red. Je n’imagine ni je connais l’efficacité de ce site (de cette opération)…

Comment passe t-on de ce bon moment, il faut le reconnaître, à l’achat des produits. ?

Une question qui nous est maintes fois posée au grès des sites explosifs et démonstratifs. Nous parlons alors de marketing expérientiel, pour nous rassurer…Ou pour classer, ranger dans des cases nos jugement péremptoires de marketeux refoulés.

Lacoste nous embarque ou essaye de nous embarquer dans les déambulations gravitationnelles de gesticulateurs polymorphes…dans le plus simple désir de nous montrer une collection.

Bon. Quand on a fini de fumer, il reste le jeu.

Et je dois dire que pour les amateurs de Guitar hero, on peut se laisser abuser dans la quête inaccessible du score réalisé par un extraterrestre qui aurait joué au tennis dans un futur lointain, renvoyant en cela vers un autre site Lacoste dont la blogosphère n’en revient toujours pas. Arrêtons le délire.

lundi 4 mai 2009

Ed devient Dia ?

On le pressentait depuis pas mal de temps. L’enseigne Ed risque de passer sous enseigne Dia.

Une nouvelle marque de la distribution va donc peut être disparaître et rejoindre un cimetière parsemé de célébrités : Mammouth, Euromarché, Prisunic, Felix Potin, Champion…..

Ce changement s’inscrit -il dans le mouvement de radicalisation en cours chez Carrefour voyant l’ensemble des MDD (exit N°1) et les enseignes passer sous la racine Carrefour ? Ou résulte t-il du remplacement de Javier Campo par Ricardo Curras ?

Autant le dire tout de suite, je n’en sais rien, n’étant pas dans le secret des Dieux mais j’ai sûrement quelques copains qui pourront me renseigner.

Toujours est-il que je trouve cette décision pour le moins étrange. Franck détaille les bonnes raisons de le faire sur son blog, mais cela me laisse perplexe.

Pourquoi ne pas poursuivre la logique entamée avec Champion et les MDD et rebaptiser Ed Carrefour Discount (comme la MDD) et passer la marque Dia sous la marque éponyme ? Pourquoi remettre en jeu une troisième marque à consonnance espagnole et qui avait déjà fait l’objet d’un test il y a 10 ans qui c’était avéré peu concluant. Si le Comex l’a oublié, j’ai toujours les résultats dans un coin !!! …. Son succès au delà des Pyrénnées n’est pas un gage de réussite en France, et encore une fois, quel gachis au regard des sommes consacrées à construire un capital marque, certes petit, mais néanmoins pas négligeable. Ed bénéficiait d’un fort capital sympathie et faisait désormais partie du paysage français du commerce. Et dans le pire des cas, il aurait été plus logique de switcher l’enseigne ssur une marque comportant la racine mère Carrefour.

dimanche 3 mai 2009

Evolution de la consommation sur une petite cinquantaine d'année

C'est toujours impressionnant de voir les évolutions de la consommation sur une cinquantaine d'années. Plusieurs points sont frappants. L'assiette de calcul tout d'abord. Les évolutions, fussent elles fortes, ne se font pas sur une assiette comparable puisque nous sommes passé de 30 à 1095 (et on nous dira encore que la crise actuelle n'est pas une crise de consommation après cela !!!!).

La baisse de l'alimentation est le deuxième learning, et ça ne surprendra personne. Toutefois elle est relativement moins forte que celle de l'habillement qui passe de 11 à 4 !!!!

D'autres postes explosent comme les communications, la santé ou le logement.

La culture et l'éducation restent les parents pauvres.

En conclusion, nous sommes donc toujours à l'écoute de TF1 et englués dans la compulsion consumériste....

samedi 2 mai 2009

Mettre Freud au centre de la nouvelle politique économique

Il est urgent de convoquer Bernard Stiegler pour ouvrir les yeux sur la crise économique que nous vivons. Cela fait des décennies que ces mentors (Foucault, Deleuze, Simondon, ....)et lui-même nous expliquent ce qui ne va pas. Et depuis toujours, l'intelligensia promet une oreille attentive. En fait, il n' y a toujours eu, envers ces philosophes, que mépris et rejet. Aujourd'hui, il est devenu difficile d'ignorer leurs pensées. Voici donc le dernier livre de Bernard Stiegler et son synopsis. A lire avec un nouveau point de vue.....

Plongés au cœur d’une crise sans précédent historique – celle d’un capitalisme devenu planétaire –, nous débattons de ce qui la caractérise, et des conditions pour en sortir au plus vite : d’autant plus vite que les ravages terrifiants qu’elle engendre pourraient évidemment conduire à des menaces géopolitiques d’une ampleur encore inconnue. Au centre de ces débats se loge une contradiction dont nul ne semble avoir conscience – ou vouloir prendre conscience – dans les mondes de l’économie et de la politique : c’est que le principal facteur de la crise est l’épuisement du modèle consumériste. Celui-ci, devenu intrinsèquement toxique, fait système avec la destruction de l’investissement par un capitalisme hyperspéculatif à tendance mafieuse, et repose sur ce qu’il faut appréhender comme une bêtise systémique. L’inconscience dont il s’agit est en vérité l’un des effets les plus graves, dans la nouvelle situation créée par la crise, de la bêtise sécrétée par le modèle consumériste telle qu’elle se trouve renforcée par ce qui constitue aussi, dans ce contexte, un refoulement : le refoulement d’une réalité qui place les sociétés hyperindustrielles devant ce qui se présente comme un paradoxe. Car s’il faut évidemment « relancer » la machine économique – par l’investissement et par la consommation – pour éviter une dépression mondiale qui engendrerait une terrible aggravation des injustices sociales, déjà intolérables, et dont l’horizon malheureusement probable serait un conflit mondial, le faire par la simple reconduction du modèle consumériste qui est à l’origine de la crise ne pourrait qu’aggraver encore la situation. S’il faut relancer la consommation, cela ne peut être qu’en vue de soutenir des investissements dans un nouveau modèle industriel, non consumériste et porté par une politique publique mondialement concertée : l’enjeu est un New Deal en ce sens – pour lequel Keynes ne saurait suffire, et où Freud doit être convoqué. La question est celle de l’investissement au-delà de la consommation, c’est-à-dire aussi tel qu’il doit être repensé au regard de ce que ce terme signifie depuis Freud – extension de l’économie de l’investissement qui doit conduire à une nouvelle façon de penser le travail. Ce petit ouvrage est consacré à l’examen des éléments axiomatiques étayant cette analyse. Il tente d’esquisser les fondements d’une économie de la contribution. Il invite la philosophie contemporaine à réévaluer la question de l’économie et de sa critique – une nouvelle critique de l’économie politique fondée sur une critique de l’économie libidinale au moment où l’économie libidinale capitaliste est devenue structurellement pulsionnelle.